Les enjeux du CATI dans le marketing
L'utilité du téléphone
pour renforcer la force de vente en prospection
ou épauler le service marketing pour les
campagnes d'enquêtes n'est plus à
démontrer.
Le téléphone est devenu, et de loin,
le premier lien entre un acteur économique
et ses publics spécifiques. A titre indicatif,
on compte aujourd'hui au moins 3000 centres d'appels
dans l'Hexagone. La cellule de télémarketing
d'hier a connu de profondes mutations :
elle intègre un nombre croissant de fonctions
ou processus-clé de l'entreprise. Outil
de prospection hier, elle s'est transformée
en centre d'appel puis en centre de services au
client, cumulant les fonctions d'assistance, fidélisation,
prospection, vente, enquête,…
Parallèlement, ce centre de services s'intègre
de manière croissante aux systèmes
d'information opérationnels et de gestion.
Et dans le même temps, il tire profit des
nouvelles technologies et des nouveaux média
au contact du client, dont l'internet n'est certainement
pas la dernière étape. Dans le domaine
spécifique des études et des enquêtes,
de plus en plus d'entreprises souhaitent ainsi
tirer parti de l'ensemble des vecteurs technologiques
à leur disposition. Car pour elles, la
concurrence s'accroît et se mondialise,
la main d'œuvre qualifiée est rare,
et le niveau d'acceptation du téléphone
comme outil d'enquête diminue.
Aujourd'hui, une étude ou une campagne
de prospection au téléphone ne peut
s'envisager sans faire appel aux technologies
liant la téléphonie et l'informatique,
tant elles sont génératrices de
valeur lorsqu'elles sont bien maîtrisées.
Aidé par le coût de plus en plus
faible du contact téléphonique,
le CATI s'impose donc progressivement. Il permet
de toucher des cibles bien identifiées,
d'augmenter la productivité des enquêteurs
et de remonter rapidement les informations du
terrain.
Dans le même esprit, le téléphone
doit s'insérer dans l'ensemble cohérent
des médias au contact avec le client, et
de manière intégrée et transparente
: le téléphone, l'e-mail, internet,
les questionnaires au format papier, disquette,
les interviews en face à face, sont ainsi
considérés comme des outils complémentaires
pour une approche efficace du client.
La structure d'une
cellule CATI
Généralement,
les postes de saisie sont reliés en réseau
pour permettre d'accéder simultanément
à la base de données des personnes
à appeler, et pour saisir les réponses
des interviewés dans un fichier unique.
Cependant, certains instituts pratiquent un CATI
occasionnel et économique, avec des postes
non connectés, sur lesquels on doit installer
puis reprendre pour consolidation les différents
fichiers de travail. Dans ce cas, il suffit d'utiliser
un logiciel d'enquêtes permettant de générer
des saisies décentralisées.
LE PLATEAU D'APPEL RESEAU
Un plateau d'appel CATI doit être considéré
comme un système d'information à
part entière. En effet, c'est avant tout
un réseau de postes d'appels qui sont pilotés
de manière centralisée (à
la fois pour l'émission d'un appel et pour
le stockage des réponses…), alors
que la plupart des réseaux de micro-ordinateurs
d'entreprises sont constitués d'un ensemble
d'ordinateurs personnels qui partagent simplement
des ressources à travers un serveur de
fichiers et d'impressions.
L'architecture logicielle d'un plateau d'appel
réseau est donc de type Client / Serveur
avec, pour la partie Serveur, un module central
qui s'appuie habituellement sur une base de données
relationnelle, et, pour la partie cliente, les
modules de saisie des télé-enquêteurs
et l'ensemble des outils d'administration, de
supervision, de création de scénarios
et d'analyse des données.
En général, les logiciels Serveur,
Administrateur et Saisie sont chacun installés
sur des postes différents (un poste serveur
CATI, plusieurs postes de saisie CATI, un ou plusieurs
postes administrateur CATI).
La supervision est une option qui peut être
déployée sur tout poste ayant un
accès au réseau, qui peut être
local ou distant. La création de scénarios
en amont et l'analyse des données en aval
peuvent se faire sur des machines qui ne font
pas nécessairement partie de ce réseau.
LE POSTE SERVEUR
Le poste serveur CATI est un micro-ordinateur souvent dédié à cet usage. En effet, en tant que serveur d'application, sa disponibilité doit être importante et constante pour les postes des télé-enquêteurs. Son architecture se rapproche plus de celle d'une station de travail haut de gamme que d'un serveur de fichiers et d'impression, avec lequel il peut communiquer pour les aspects de sauvegarde et de sécurité. Lorsqu'il est bien dimensionné, il peut également servir de console d'affichage temps réel des statistiques d'activité et des performances.
Le serveur CATI remplit les fonctions indispensables au fonctionnement du plateau d'appels :
- Gestion de la base des appels (i.e. la liste des numéros à composer et leur acheminement) : c'est lui qui sélectionne un numéro et le transmet à un des postes disponibles. Ce choix peut se faire dans l'ordre de la base, de manière aléatoire ou selon des critères définis tels les quotas, ou des critères liant un télé-enquêteur à une partie du fichier selon un domaine de compétence (ex : pratique d'une langue étrangère...). Il gère également les changements de la fiche d'appel (modifications des numéros de téléphone...).
- Suivi des rendez-vous de rappel : lorsqu'une personne ne peut être contactée ou qu'elle demande à être rappelée ultérieurement, le serveur gère l'envoi du numéro à un poste télé-enquêteur au moment convenu.
- Distribution des scénarios d'appels (ou scripts), qui sont des questionnaires intelligents installés sur le serveur. Lorsqu'un télé-enquêteur se connecte en indiquant son nom et son mot de passe, le serveur se charge d'adresser au micro-ordinateur de l'enquêteur le bon questionnaire.
- Historisation de l'activité en cours : le serveur enregistre en permanence toutes les données quantitatives et temporelles sur les connexions, déconnexions, résultats des entretiens… Cela permet un suivi immédiat des performances et de la réalisation des objectifs.
- Stockage des réponses obtenues : dès qu'un entretien est terminé, les réponses collectées sont enregistrées sur le serveur. Cette centralisation permet de rendre les données immédiatement disponibles pour un traitement statistique.
Les systèmes évolués intègrent des fonctions de gestion en temps réel de l'atteinte des objectifs, comme par exemple les quotas dynamiques sur les réponses données par les interviewés, pour arrêter d'interroger telle catégorie de personnes dès qu'un seuil donné a été atteint. Concrètement, s'il s'agit par exemple d'interroger 500 acheteurs d'un produit et 500 non acheteurs, le poste de saisie interroge le serveur lorsqu'il arrive à la question “Achetez-vous ce produit ?” pour demander les statistiques à cet instant T. Si le nombre d'acheteur par exemple est atteint et que l'interlocuteur est également un acheteur, le système peut immédiatement aller en fin de questionnaire avec un message de remerciement et d'interruption affiché pour le télé-enquêteur.
Un seul serveur CATI héberge généralement plusieurs opérations qui peuvent fonctionner simultanément. Au niveau interface, le programme serveur CATI se résume à une fenêtre qui affiche un journal d'événements : connexions, déconnexions, envoi de numéros, terminaison d'un appel...
LES POSTES DE SAISIE
Chaque télé-enquêteur dispose d'un poste de saisie relié par le réseau au serveur CATI.
Leur fonction principale est de permettre au “téléacteur” d'interroger des interlocuteurs (envoyés par le serveur) par téléphone à l'aide d'un questionnaire qu'il fait défiler à l'écran. Les réponses recueillies sont entrées simultanément et orientent la suite de l'entretien, conformément au scénario défini pour cette campagne d'appels.
Ce poste ne contient le plus souvent que le programme de saisie CATI. Toutes les autres données concernant l'étude lui sont adressées par le Serveur CATI qui se charge également de stocker les données en retour.
De cette façon, les postes sont interchangeables et permettent la connexion d'enquêteurs différents selon les moments de la journée (les enquêtes B to B se passent en journée alors que les interviews de particuliers ont lieu plutôt en soirée).
La technique de déploiement la plus avancée est celle qui consiste à ne plus installer de programme de saisie CATI sur les postes des télé-enquêteurs, mais simplement un lien (ou raccourci) vers un programme de saisie préalablement installé sur le serveur CATI ou un serveur de fichiers.
Cette méthode autorise une grande facilité de déploiement permettant d'envisager sereinement les ajouts et remplacements de positions d'appels. Bien que gérés comme des terminaux, les postes de saisie n'en demeurent pas moins des stations intelligentes.
LE POSTE ADMINISTRATEUR
La fonction d'administration CATI consiste d'une part à donner les informations nécessaires au serveur pour lui permettre de gérer les postes de Saisie, et d'autre part à vérifier et ajuster le fonctionnement de celui-ci lors des opérations d'appels. L'ensemble des informations que l'administrateur indique au Serveur CATI sont regroupées dans la notion de campagne. Une campagne est constituée du questionnaire (ou script), de la base d'appels, des droits d'accès donnés aux télé-enquêteurs, d'un indicateur (variable du questionnaire) permettant de différencier un appel positif d'un appel négatif et enfin, des quotas d'appels éventuels.
La fonction d'administrateur peut être installée sur plusieurs postes du réseau. Cela permet la gestion simultanée de plusieurs campagnes et/ou le suivi à distance de l'atteinte des objectifs.
En cours de campagne, l'administrateur peut réaliser toutes les opérations de maintenance et de suivi : enrichissement de la base d'appels, gestion des rendez-vous, intervention sur les fiches "mal remplies", modification sur quotas ou affectations…
LA SUPERVISION
Dans le cadre d'un plateau d'appels CATI, la supervision correspond par définition à la visualisation et l'écoute à distance de ce qui se produit sur un poste d'appel. La demande en terme de supervision est considérée soit comme un simple plus, soit comme un élément totalement indispensable. Cette opinion dépend du niveau d'encadrement et de confiance accordé aux télé-enquêteurs mais aussi au degré d'exigence en termes de qualité. Son utilisation est donc lié aux méthodes de management.
La solution la plus fiable et la plus économique pour visualiser à distance ce qui se passe sur un poste donné est d'utiliser un logiciel de supervision standard (par exemple PC Anywhere ou Laplink…), qui vont jusqu'à la prise de contrôle d'un PC, en réseau local ou à distance.
Concernant l'écoute, les réseaux informatiques actuels (Ethernet), ont par nature un seul objectif : assurer le transfert parfait des données. En cas d'incident (collision), les données sont renvoyées autant de fois qu'il est nécessaire. Ces collisions, qui sont fréquentes, font que le transfert du son n'est pas bien synchronisé sur la plupart des réseaux actuels. A défaut de solutions de type ATM (voix/données) plus coûteuses et en cours de stabilisation, le contrôle des conversations doit se faire par un système autonome ou via le PABX.

LA CRÉATION DE SCÉNARIOS D'APPELS ET L'ANALYSE DES RÉSULTATS
Jusqu'à ces dernières années, deux optiques étaient en concurrence concernant la manière de recueillir les données des enquêtes et leur traitement.
D'une part, les applications issues des gros systèmes s'appuyaient sur des masques de saisie peu nombreux regroupant beaucoup de questions. Ce fonctionnement était peu ergonomique pour la partie interrogation, mais offrait une centralisation efficace des données recueillies. Les traitements étaient constitués essentiellement de requêtes de type bases de données. Ce type d'application reste très utilisé, notamment en télé-prospection ou télé-vente.
D'autre part, de nombreuses applications micro-informatiques ont adopté une démarche différente, basée sur l'enchaînement d'écrans en fonction de la réponses choisie. Ces applications utilisent un langage plus ou moins structuré pour réaliser le questionnaire, appelé également parfois un script. La centralisation des données se fait par le réseau (avec des risques de saturation en fonction du nombre de postes), et les traitements possibles sont en général basiques.
Actuellement, comme pour la supervision des postes à distance, l'outil privilégié pour la création des scripts et l'analyse des résultats est un logiciel moderne de conception et de traitement de questionnaires comme ETHNOS. Ce type de logiciel s'adresse plus aux membres des services études marketing qu'à des informaticiens. L'autre avantage est une panoplie de traitements avancés allant jusqu'à la réalisation du rapport final. Cela permet de mettre en place une véritable chaîne intégrée allant de la conception du questionnaire au rapport d'études, avec la gestion de la cellule d'appels.
Bien comprendre l'intégration Téléphone-Informatique
Lorsque l'on envisage la mise en place d'une cellule CATI, il est important de bien évaluer ses besoins en matière de couplage du téléphone et de l'ordinateur. Les différents niveaux d'intégration possibles sont la composition manuelle, la composition automatisée en local et la composition centralisée.
COMPOSITION MANUELLE
Le niveau zéro de l'intégration correspond à la pratique du CATI avec une composition manuelle des numéros de téléphone. Il s'agit d'ailleurs du mode de travail le plus répandu actuellement. Dans ce cas de figure, le logiciel d'enquête CATI affiche à l'écran le numéro à composer (ex : "Composer le 04.78.54.64.00"). Le téléacteur compose le numéro sur son poste téléphonique et parle ensuite dans le combiné ou dans un casque relié au téléphone. Le temps de communication calculé par le logiciel CATI est alors mesuré à partir du moment où le téléacteur appuie sur une touche de son clavier d'ordinateur pour indiquer que la communication vient de démarrer. La fin de la mesure correspond à la validation de la dernière réponse du questionnaire qui doit correspondre à la fin de l'entretien téléphonique. Bien entendu, un temps de latence de quelques secondes ou fractions de secondes peut intervenir, dans un sens ou dans un autre. Ce temps est souvent globalement négligeable.
COMPOSITION AUTOMATISÉE EN LOCAL
Pour automatiser la composition du numéro, il est possible d'équiper chaque micro-ordinateur d'un modem, relié à une ligne téléphonique indépendante ou au réseau téléphonique de l'entreprise. Dans ce cas, le téléacteur voit apparaître le numéro à composer sur son écran et lance la composition en validant sur son clavier informatique. Sous certaines conditions (modems vocaux avec entrées et sorties voix), on peut se passer de l'appareil téléphonique puisque le téléacteur peut avoir un casque directement relié au modem.
COMPOSITION CENTRALISÉE
Dès que l'on souhaite centraliser la numérotation téléphonique, on entre dans le domaine du véritable CTI (Computer-Telephony Intégration). Cela nécessite en premier lieu l'installation d'une connexion informatique sur le PABX (auto-commutateur téléphonique) de l'entreprise, ce qui correspond en fait à relier à une carte installée dans le PABX un micro-ordinateur dédié, accessible en réseau par la cellule CATI.
Les modèles d'entrée de gamme des constructeurs de systèmes téléphoniques ne permettent généralement pas cette connexion. En effet, le CTI est pour l'instant considéré (à tort) comme un besoin réservé aux structures de taille importante. Si le PABX de l'entreprise n'a pas de possibilité d'extension CTI, la seule alternative consiste à le changer ou à acquérir un deuxième système complet, spécifique au plateau d'appel CATI.
Pour que la composition centralisée puisse fonctionner, un deuxième paramètre est à prendre en compte au moment de l'examen de la configuration du matériel : la compatibilité du logiciel CATI avec la solution matérielle envisagée, qui est loin d'être assurée, dans la mesure où il n'existe pas aujourd'hui dans le domaine du CTI une seule norme universelle mais plusieurs normes de communication différentes. D'ailleurs, même lorsque la compatibilité est possible, elle peut passer par l'installation d'une couche logicielle supplémentaire fournie par le constructeur ou par une société tierce, qu'il convient de prévoir et de budgéter. Cette couche appelée “Middleware” permet à l'application CATI d'accéder aux fonctions de téléphonie de manière transparente. Si la solution matérielle du constructeur est supportée par le Middleware, l'application CATI qui utilise ce “Middleware” est compatible avec cette solution matérielle.
A LA DEMANDE DU TÉLÉACTEUR
Ce mode de composition est désigné par le terme “Preview”. Le fonctionnement est identique à la composition automatique locale dans la mesure où le téléacteur se voit proposer le numéro de téléphone à appeler. La différence est, qu'une fois demandée, la composition se fait de manière centralisée et non au travers du modem local.
COMPOSITION CENTRALISÉE PROGRESSIVE
Ce mode consiste à lancer un appel automatiquement dès qu'un téléacteur se libère. L'appel est passé au téléacteur si une réponse humaine est détectée. Si le numéro est occupé, sans réponse, sur une ligne fax ou sur répondeur, le système compose immédiatement un autre numéro.
COMPOSITION CENTRALISÉE PRÉDICTIVE
Ce mode correspond à une numérotation optimisant les temps de travail avec anticipation des disponibilités des téléacteurs : le système compose des appels alors que les téléacteurs sont encore en conversation, pour assurer qu'un appel sera bien passé dès la fin de la conversation précédente. Les gains en productivité peuvent alors être très importants (jusqu'à 50% !).
La mise en place de ce mode nécessite l'installation d'un algorithme de calcul de probabilité, appelé “moteur prédictif”, qui se base pour le lancement des appels sur différents paramètres dont la durée moyenne constatée pour les appels déjà effectués. Ce moteur peut être proposé au niveau du “Middleware” ou du logiciel CATI lui-même dans la mesure où ce dernier a le plus d'éléments pertinents pour optimiser les prévisions (possibilité de déterminer le temps moyen passé par question et de déclencher de nouveaux appels à l'arrivée à un stade donné de l'interview).
Pour que le mode prédictif fonctionne bien, il faut savoir qu'il arrive fatalement que des appels soient décrochés par le correspondant mais qu'il n'y ait pas de téléacteur disponible à ce moment-là. Dans ce cas, les solutions possibles sont de raccrocher ou de diffuser un message d'attente (investissement supplémentaire à prévoir).
CALL-CENTERS
Une structure qui s'équipe pour assurer des appels sortants d'enquêtes CATI peut être amenée à gérer également d'autres tâches qui peuvent être complémentaires ou totalement dissociées. Il s'agit par exemple de gérer des appels entrants dans le cadre d'un service consommateur ou d'une hot-line. Dans ce cas, on cherche fréquemment à profiter de ces appels qu'émettent des interlocuteurs qualifiés pour leur administrer des mini-questionnaires d'enquête.
La gestion des appels entrants demande des fonctions CTI plus sophistiquées que la simple composition. Il s'agit en effet de réceptionner des appels, de les “router” automatiquement sur le bon interlocuteur en fonction du numéro appelé ou du numéro de l'appelant (identifiés à l'arrivée) puis de faire “remonter” sur le poste de l'opérateur la fiche de l'appelant si celle-ci est disponible. On peut également prévoir l'orientation de l'utilisateur vers un Serveur Vocal Interactif (SVI) qui va l'accueillir et lui demander d'indiquer l'objet de son appel en appuyant sur les touches de son clavier (choix proposés oralement avec une arborescence plus ou moins sophistiquée).
Toutes ces fonctions ne sont pas supportées en standard par les PABX d'entreprise. Ils nécessitent l'installation de ce que l'on appelle un ACD (Automatic Call Distribution). Il s'agit généralement d'un équipement complémentaire (carte d'extension, boîtier, ordinateur connecté...). C'est là l'équipement traditionnel des centres d'appels impliquant souvent des coûts importants.
Projet de mise en place d'une cellule CATI
Trop
souvent la mise en place d'une cellule d'appels,
et plus encore d'un centre d'appels, découlent
d'un effet de mode ou de mimétisme. Certains
experts estiment même que près de
90 % des entreprises qui se lancent dans un tel
projet ne savent pas où elles vont. Pour
réussir, un projet de ce type doit respecter
une méthodologie rigoureuse : étude
préalable/ conception et dimensionnement/
mise en œuvre/ management opérationnel/
évolution et re-engineering en sont les
étapes-clé.
UN PROJET TECHNOLOGIQUE ET MARKETING
Du point de vue technologique, lorsque le choix est fait par les équipes opérationnelles (marketing, commerciales), c'est à l'équipe informatique de mettre en place à posteriori les différentes briques pour intégrer tous les canaux. Et justement, dans les projets de CATI, ce sont les coûts d'intégration qui font exploser le budget. A l'inverse, des projets technologiques brillants peuvent se transformer en catastrophe si les postes ne sont pas adaptés aux téléopérateurs. Pour éviter ces mésaventures, l'entreprise doit absolument impliquer toutes les équipes internes concernées pour choisir une solution. Elle doit aussi adopter une approche par le bas, le poste de travail étant le point de départ de l'analyse, qui doit définir l'interface graphique des opérateurs, les informations à remonter, leur emplacement sur l'écran, l'enchaînement des écrans de consultation ou de saisie, etc.
LE RÔLE CLÉ DE LA GESTION DES RESSOURCES HUMAINES
C'est en grande partie de la motivation et de la compétence des agents que va dépendre le succès des campagnes d'appel. De nombreux plateaux méritent peut-être encore le qualificatif de bagne, mais cette image de marque n'est pas celle qui permet d'attirer les meilleurs et de les conserver. De plus en plus d'intervenants prennent ainsi en compte la dimension humaine, à savoir : l'intégration initiale, la fixation des objectifs, la formation, la motivation, et la veille permanente du stress ressenti par les collaborateurs. La formation à elle seule peut représenter jusqu'à 60% du coût de déploiement d'un centre d'appels.
EXTERNALISER OU PAS
Nous l'avons vu : l'ouverture d'un centre d'appels exige des investissements (matériels, logiciels, locaux) et des compétences de plus en plus diverses. Il est donc naturel de penser à la sous-traitance pour avoir accès aux compétences les plus pointues dans chaque domaine.
Plus le besoin est temporaire ou saisonnier et moins il apporte de valeur ajoutée à la relation client, plus l'externalisation s'impose. Par ailleurs, le besoin d'une disponibilité d'horaires tardifs, voire 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, implique l'accès à des formes d'emploi peu compatibles avec les habitudes ou les conventions collectives. D'où l'appel à des prestataires spécialisés, plutôt que le choix de solutions parfois lourdes comme l'appel aux CDD ou à l'intérim.
En France, on estime que les centres d'appel internes restent les plus nombreux. Certaines sociétés ont opté pour une stratégie consistant à externaliser d'abord, puis intégrer petit-à-petit les compétences pour internaliser au bout de quelques années, soulignant ainsi pour elles la dimension stratégique des processus qui relient l'entreprise à ses clients.
Fiche Technique CATIOPEE
Jusqu'à présent,
l'offre sur le marché CATI se limitait
à des produits concentrés sur la
gestion de l'interview téléphonique,
offrant peu d'ergonomie et se limitant à
la sortie de résultats sommaires.
Pour analyser vraiment les données recueillies
et sortir les rapports, il fallait procéder
à l'exportation des résultats vers
des logiciels de traitement statistique, des tableurs
ou des logiciels de traitement de textes et de
présentation.
Le principe de Catiopée est d'offrir une
chaîne fluide en intégrant toutes
les fonctions utilisées pendant une campagne
d'appel.
Les premières briques ont été
apportées par le logiciel de traitement
de questionnaires Ethnos, avec son puissant module
de création de scénario, de saisie
interactive et ses fonctions d'analyse avancée
des données et de présentation des
résultats.
L'étape suivante a consisté à
bâtir le module permettant de lier les questionnaires
aux bases téléphoniques et de distribuer
les appels aux postes de saisie.
Enfin, un module administrateur permet de piloter
en temps réel les postes d'interrogation
en réseau et de suivre l'avancement des
opérations.
OPTION
PROSPECT MANAGER
Pour répondre aux besoins des utilisateurs
qui souhaitent gérer des opérations
d'émission ou de réception d'appels
commerciaux, Soft Concept a développé
sur la même plate-forme que Catiopée
un module qui partage sa convivialité,
sa richesse fonctionnelle et sa puissance.
PROSPECT Manager peut être utilisé
de manière autonome ou simultanément
à Catiopée. Dans ce cas, la connexion
des téléacteurs s'effectue sur un
système unique et c'est en fonction de
leur identifiant que le serveur leur adresse une
campagne CATI ou une campagne PROSPECT Manager.
Ainsi, c'est la première fois que des fonctions
sophistiquées de gestion d'enquêtes
et d'appels commerciaux sont disponibles dans
un même produit.
PROSPECT Manager gère le rappel ponctuel,
occasionnel ou régulier de clients, abonnés,
panélistes, prospects, invités,
etc. Il permet de noter ce qui se dit lors de
chaque conversation et met à la disposition
du téléacteur une panoplie personnalisable
d' “assistants” accessibles par boutons,
permettant de répondre de manière
détaillée aux demandes ou objections
: argumentaires en ligne, fichiers d'aide, bases
de connaissances...
Le téléacteur a également
à sa disposition différents types
d'actions : modification ou qualification des
fiches, enregistrement de dates de rappels individualisables,
prise de rendez-vous avec gestion d'agendas de
commerciaux, demande d'envoi de documentations,
édition de courriers, envoi de télécopie
et de mails personnalisés...
DEPLOIEMENT
& CONFIGURATIONS MATERIELLES
Un même programme d'installation sur CD-ROM
permet d'installer le poste serveur d'appels,
le poste de conception et de traitement et les
postes des téléacteurs.
Les
postes d'un système CATI
| Poste |
Usage |
Logiciel |
| Poste
de conception |
Bâtir
le scénario, traiter les données
et mettre en page les résultats |
Ethnos |
| Poste
de superviseur |
Associer
la base d’appels aux scénario
et aux téléacteurs. Définir
les affectations des numéros
: élection aléatoire,
entrée des quotas, méthodes
de rappels. Suivre en temps réel
de déroulement des campagnes d'appel |
Logiciel
administrateur |
| Poste
serveur d’appels |
Piloter
les postes des téléacteurs :
Envoi d'un appel, stockage des informations
recueillies, gestion des rappels et
quotas. |
Logiciel
serveur |
| Postes
d’appels |
Déroulement
du scénario / entretien. |
Logiciel
de saisie |
Configurations
matérielles conseillées
| Matériel |
Minimum
requis |
Poste
Serveur &
Poste administrateur |
Windows
95/98/2000 et NT(64 Mo)
Pentium III 450 |
| Poste
Ethnos |
Windows
95/98/2000 et NT (64 Mo)
Celeron ou Pentium II et III |
| Poste
d'appel (poste de saisie) |
Windows
95/98 (16 Mo), NT (24 Mo) ou 2000 (32Mo) Pentium
ou Celeron |
| Réseau |
Réseau
TCP/IP de 10Mb. |
GESTION DES RENDEZ-VOUS ET DES
RAPPELS
- Possibilité d'interrompre
l'entretien à tout moment pour prendre
rendez-vous, et de le reprendre là où
il s'est arrêté,
- Prise de rendez-vous, gestion des rappels et
des priorités.
GESTION DES QUOTAS
- quotas sur les données
déjà connues et présentes
dans la base des personnes à appeler,
- quotas « dynamiques » calculés
en temps réel sur la base des réponses
au questionnaire saisies lors des entretiens. |