Enquêtes
sur le Net, une évolution inéluctable
Il y a encore
deux ou trois ans, peu de professionnels croyaient en une véritable
explosion de l'Internet. Pourtant, ce nouveau média s'est
frayé, avec une vigueur spectaculaire et sans cesse renouvelée,
une place de choix dans les outils de communication des entreprises
mais aussi des particuliers.
LE DÉVELOPPEMENT
RAPIDE DE L'INTERNET ET DES INTRANETS
Fin 1999, 64,3 % des grandes entreprises françaises avaient
un intranet, et le taux d'équipement de leurs salariés
en micro-ordinateurs dépassait 75 %. Ces intranets sont récents
pour la plupart, et leur développement est directement lié
au nombre de salariés de l'entreprise : 94,7 % des entreprises
de plus de 25000 salariés en ont un.
Parallèlement, la population française compte près
de 8 millions d'internautes, chiffre en progression de 50% sur un
an. Si ces internautes sont encore majoritairement des hommes âgés
de 18 ans à 24 ans, le nombre de femmes connectées
est en constante augmentation, et elles représentent maintenant
42,6% des internautes de plus de 18 ans. De même, les seniors
prennent goût au Web : les plus de 65 ans représentaient
l'année dernière 0,5 % des surfeurs, ce pourcentage
a presque quadruplé, puisqu'ils sont désormais 1,9
%. On se dirige donc à grands pas vers un rapprochement entre
le profil des internautes et celui de la population.
DES OPPORTUNITÉS
STRATÉGIQUES DANS LE DOMAINE DES ÉTUDES
Les entreprises se transforment : les niveaux hiérarchiques
se réduisent, les grosses organisations se structurent en
entités autonomes, avec des responsabilités de gestion
plus grandes. Les équipes sont éloignées géographiquement.
Parallèlement, les responsables des " processus transversaux
" doivent déployer tous leurs efforts pour optimiser
les ressources, les achats, les investissements en formation, garder
une cohésion et une culture d'entreprise commune à
tous les niveaux.
Pour eux, le contact direct avec chacune des populations concernées
reste le meilleur moyen d'évaluer les besoins, de prendre
la température, en un mot de guider les investissements et
la stratégie. L'intranet se révèle donc comme
un outil idéal pour réaliser enquêtes, sondages,
tests et évaluations à l'intérieur d'une entreprise.
D'autant que les gains potentiels semblent évidents : une
enquête en ligne représente un investissement de 3
à 20 fois moindre que celui d'une enquête avec des
outils traditionnels. L'internet supprime les barrières géographiques,
accélère la vitesse de collecte des données,
permet l'interactivité avec l'interviewé, et offre
un grand potentiel pour gérer des enquêtes multimédia
sophistiquées.
DÉPASSER
LES FREINS ET LES CONTRAINTES
L'étude en ligne s'impose comme la meilleure façon
de sonder l'auditoire d'un site Internet. Il est ainsi difficile
de surfer sur le Web sans voir surgir un questionnaire de type "pop-up"
ou une invitation à répondre à "enquête
de la semaine". Cependant la grande majorité des entreprises
dites "traditionnelles", de même que les instituts
d'étude, considèrent que les populations connectées
ne sont pas encore représentatives et qu'il est donc prématuré
de s'intéresser au domaine. Aujourd'hui, la question que
se posent beaucoup de professionnels est de savoir comment faire
profiter leur activité de ce nouveau média.
Par ailleurs, à l'intérieur des entreprises, si les
Intranets ont été mis en place rapidement, c'est avec
des objectifs parfois partiellement définis. Sans savoir
précisément ce qu'elles pouvaient attendre de ces
nouveaux outils, les entreprises ont dégagé des effectifs
de fonctionnement réduits, ce qui constitue un frein au développement
de ces nouveaux médias. Actuellement, l'intranet apparaît
essentiellement comme un vecteur de communication du haut vers le
bas, de la direction vers les employés. Aujourd'hui, il existe
des outils et des méthodologies qui permettent d'aller plus
loin dans la réalisation d'enquêtes et d'études
en ligne. A la portée d'utilisateurs non-spécialistes
de l'informatique, assurant de A à Z l'ensemble des fonctions
de la "chaîne études", ils apportent une
réponse aux contraintes existantes jusqu'ici, tant dans le
domaine professionnel que grand public. Ce livre blanc a pour objectif
d'apporter un éclairage complet sur ce sujet. Il s'adresse
à tous ceux qui souhaitent mettre en place des enquêtes
sur Internet ou en Intranet.
Les
différentes technologies d'enquêtes sur Internet
La mise en place
d'une enquête sur Internet peut se faire de plusieurs manières,
en utilisant des technologies différentes, ayant chacune
ses avantages et ses limites.
Pour bien comprendre, il convient de partir de ce que va voir la
personne interrogée au moment de répondre à
l'enquête. Trois structures de questionnement sont possibles
:
- La plus simple
est le formulaire classique comportant sur une même page toutes
les questions et leurs possibilités de réponses. L'interviewé
peut cocher les cases, choisir dans des listes déroulantes
ou remplir des zones ouvertes de commentaires ou de valeurs numériques.
Une fois ses réponses entrées, il lui suffit de cliquer
sur un bouton "Envoyer" généralement situé
en bas de la page, pour expédier ses réponses.
- La deuxième
possibilité consiste à faire afficher automatiquement
sur le poste de l'interviewé une fenêtre spéciale,
dans laquelle les questions sont posées de manière
successive. Il s'agit alors de l'équivalent d'un programme
de saisie exécuté localement, pouvant offrir la même
ergonomie que les applications de saisie d'enquêtes habituelles.
- La troisième
possibilité est une solution intermédiaire : elle
consiste à utiliser le système du formulaire mais
en le contrôlant à l'aide d'un logiciel installé
sur le serveur Internet ou Intranet. On peut dans ce cas maîtriser
de manière étroite le processus de remplissage du
formulaire et interagir en permanence avec l'utilisateur.
Dans le premier
cas, la page de questionnaire mise en place est un "formulaire
HTML". Dans le deuxième cas, le programme de saisie
qui est téléchargé pour s'exécuter sur
le poste local sappelle une "applet JAVA". Dans
le troisième cas, le programme installé sur le serveur
s'appelle un "CGI".
Chacune de ces solutions offre des avantages et des inconvénients
en terme de niveau d'interaction avec le répondant et de
souplesse dans la mise en uvre.
LE FORMULAIRE
HTML
Les pages que l'on consulte sur Internet sont généralement
composées en langage HTML. Ce langage de description de page
qui est devenu le standard du Web, inclut des commandes de définition
de formulaires.
Utilisée pour concevoir des questionnaires, cette possibilité
se traduit par la mise à disposition de l'interviewé
d'un document généralement composé d'une seule
page avec un ascenseur pour la faire défiler. S'il est conçu
en HTML "brut", le formulaire peut comporter différents
types de questions et faire appel à des éléments
textuels ou graphiques permettant d'avoir une présentation
globale très soignée. Cependant, il ne peut offrir
que très peu de contrôles : ainsi, il est impossible
de contrôler le nombre de réponses aux questions à
choix multiples. De même, les bornes des questions numériques,
le nombre de caractères d'une question ouverte ou l'absence
de réponses ne peuvent être contrôlées.
Pour effectuer ces contrôles, il est nécessaire d'implémenter
dans le code HTML des instructions dans un langage (Javascript,
VBscript ...) qui seront invisibles à l'interviewé
mais agiront lors du remplissage. Ces instructions permettent de
contrôler chaque action et d'afficher un message indiquant
à l'interviewé une erreur de saisie ou l'obligation
de répondre à une question.
Les instructions javascript permettent également d'apporter
au formulaire une meilleure ergonomie en gérant des affichages
de parties conditionnelles ou en permettant le découpage
du document unique en plusieurs pages qui s'enchaînent sans
perte des informations entrées à chaque page précédente
(récupération invisible d'une page à l'autre
pour expédition groupée lors de la validation finale
en fin de questionnaire).
Alors que l'utilisation d'un formulaire en HTML brut assure une
compatibilité totale avec les tous les outils de navigation
disponibles sur tous types de postes utilisateurs, l'insertion de
commandes en javascript nécessite l'utilisation de navigateurs
de génération récente.
Cependant, ce frein est souvent exagéré à tort.
En effet, la très grande majorité des utilisateurs
peuvent accéder sans soucis à des formulaires intégrant
des commandes javascript de base. Notons à ce sujet que les
dernières versions des grands navigateurs Internet Explorer
et Netscape Navigator sont disponibles gratuitement.
Pour s'assurer que son correspondant pourra en disposer si tel n'est
pas déjà le cas, il peut être alors utile de
proposer sur le site hébergeant le questionnaire ou en accompagnement
de celui-ci (voir les possibilités de diffusion ci-dessous)
un lien vers les zones de téléchargement de ces deux
produits.
L'APPLET
JAVA
Il s'agit là d'une problématique d'une toute autre
nature. En effet, cette technique ne consiste plus à proposer
l'accès à un questionnaire directement géré
par le navigateur de l'interviewé mais le téléchargement
et le lancement depuis le navigateur d'un programme rédigé
en Java, qui est un langage compatible avec la plupart des plate-formes
utilisateurs. Malgré sa compacité et sa portabilité,
ce type de programme a un niveau d'exigence technique plus important
quant à l'équipement de l'utilisateur (le java est
un langage plutôt lent par rapport à ce que l'on connaît
par ailleurs dans les applicatifs usuels).
De plus, une applet Java nécessite un temps de chargement
souvent bien plus important qu'une simple page HTML, surtout si
l'on prend le parti de surcharger le programme d'éléments
graphiques inutiles comme on le voit trop souvent lorsque cette
technologie n'est pas bien maîtrisée.
Mis à part ces quelques difficultés potentielles,
un questionnaire proposé en applet Java peut représenter
une solution optimale en matière d'ergonomie, de convivialité
et d'efficacité dans le questionnement. En effet, il permet
de proposer à distance, sur le poste de l'utilisateur, toute
la sophistication d'un questionnaire programmé. Si elle est
bien conçue, l'interface peut intégrer des boutons
de cheminements avant et arrière, des modes de saisie adaptés
à chaque type de questions, des branchements automatiques
selon les réponses saisies à une question
LE CGI
Un CGI (Common Gateway Interface) est un programme développé
pour fonctionner sur un serveur Internet ou Intranet. Si certains
programmes CGI écrits dans des langages multi-plateformes
(comme le Perl) fonctionnent sur tous types de serveurs, les CGI
plus sophistiqués capables de réaliser des tâches
complexes et des sauvegardes dans des formats particuliers n'ont
souvent pas ce caractère universel. Ainsi, un WinCGI ne fonctionnera
que sur un serveur Internet fonctionnant sous Windows NT et pas
sur un serveur Unix par exemple.
L'un des intérêts du CGI est l'interaction totale qu'il
permet : contrôle du cheminement dans le questionnaire, consultation
d'éléments dans une base de données pour autoriser
l'accès à certaines parties ou compléter automatiquement
certaines zones.
Un autre intérêt majeur est la possibilité en
CGI d'enregistrer automatiquement les données sur le serveur,
au format voulu. Ainsi, les CGI générés automatiquement
par Net Survey peuvent sauvegarder au fur et à mesure les
données au format ETHNOS. Les responsables de l'étude
ont donc la possibilité de suivre en temps réel les
statistiques de réponses.
LA CONCEPTION
DU QUESTIONNAIRE
Quelle que soit la technologie choisie, la conception du questionnaire
dépend de l'exploitation qui va être faite des résultats
et du format attendu pour les réponses. Les méthodes
classiques de conception des trois types de questionnaires sont
les suivants :
- Un formulaire
HTML peut être conçu avec les outils habituels de préparation
de pages Web (ex : FrontPage). Dans ce cas, les données en
retour devront être gérées dans un format standard
de base de données puis transférées dans un
logiciel d'analyse de données en vue de leur exploitation
statistique.
- La programmation
d'une applet Java se fait avec un langage Java qu'il convient de
maîtriser. C'est donc l'affaire de programmeurs spécialisés.
- La programmation
d'un CGI est également réalisable uniquement par des
programmeurs et fait appel à une connaissance parfaite de
l'environnement d'exploitation.
On commence
cependant à voir apparaître sur le marché des
produits qui vont bien plus loin en intégrant la conception
du net-questionnaire dans une démarche plus globale de gestion
de l'enquête sur le web. Le premier et le plus sophistiqué
d'entre eux sur le plan international est sans aucun doute Net Survey.
Ce produit est d'ailleurs le seul à permettre indifféremment
la génération automatique de questionnaires HTML à
partir d'une interface de conception adaptée mais aussi la
production automatique d'applets JAVA et de programmes CGI, sans
aucune programmation particulière de la part de l'utilisateur.
LA MISE à
DISPOSITION DU QUESTIONNAIRE
Une fois son questionnaire conçu, le chargé d'études
a plusieurs possibilités pour le rendre disponible aux interviewés
:
- S'il s'agit
d'un formulaire HTML, il est possible de le placer sur un site Internet
à accès libre ou contrôlé par mot de
passe. Si les interviewés sont identifiés (panel)
ou bien ciblés (clients) et que l'on dispose de leurs adresses
e-mail, il est possible de leur adresser un message les prévenant
de cette mise à disposition avec éventuellement un
lien direct vers la page du questionnaire et des indications de
remplissage ou d'accès (mot de passe
). Il est d'ailleurs
également possible, lorsque l'on connaît ses correspondants,
de ne pas placer le questionnaire sur un site mais de l'adresser
directement dans le corps du message ou sous forme de pièce
jointe. L'interviewé peut alors le remplir directement et
le retourner d'un simple clic.
- Lorsque le
questionnaire a été conçu en applet Java ou
en CGI, il ne s'agit pas de l'adresser aux correspondants mais de
l'installer sur un site sur lequel les interviewés viendront
le compléter. Pour cela, il faut disposer du site mais également
du droit d'y placer des programmes, ce que n'autorisent pas tous
les hébergeurs. Sur un site, une applet Java se présente
en général comme un bouton placé sur une page
HTML normale, qui se télécharge comme une image lorsque
l'utilisateur clique dessus. Dès la fin de son téléchargement,
la fenêtre correspondante peut s'ouvrir en superposition du
navigateur et permet la saisie des réponses dans un environnement
spécifique.
- Un programme
CGI lui, n'a pas de forme particulière. Le questionnaire
piloté par CGI s'apparente généralement à
un formulaire HTML en une ou plusieurs parties. Il peut comporter
des boutons et des éléments de contrôle supplémentaires.
Le programme CGI entre en action dès que l'on clique sur
un lien provoquant l'entrée dans le questionnaire.
LE RETOUR
DES RÉPONSES
Les réponses données par les interviews peuvent parvenir
par mail à une adresse prédéfinie par le chargé
d'études. Un logiciel comme Net Survey permet de consulter
directement le serveur de messagerie à la recherche de nouveaux
messages de réponses, puis de charger les messages pertinents
et les décoder directement au format ETHNOS. Le chargé
d'études peut alors les traiter directement. En revanche,
si le formulaire n'a pas été géré avec
un tel système spécialisé, les messages de
retour doivent être décodés manuellement puis
exportés ou ressaisis pour permettre le traitement statistique.
Une autre solution accessible grâce à la technologie
du CGI consiste à faire enregistrer les données sur
le serveur Internet directement dans le format souhaité.
L'utilisateur peut alors récupérer son fichier à
intervalles réguliers pour effectuer les traitements et la
sortie des résultats.
Une approche
méthodologique spécifique
Si l'Internet
a l'avantage de la rapidité et du coût, il impose également
trois contraintes majeures au chargé d'études : la
représentativité des échantillons de répondants,
la nécessité de promouvoir son étude pour obtenir
un nombre suffisant de réponses et l'ergonomie du questionnaire.
LA PRÉSENTATION
ET LA NAVIGATION
Quelle que soit la cible et les objectifs d'une étude, on
ne peut ignorer que l'Internet est un univers où les utilisateurs
ont pris l'habitude d'une consultation instinctive, très
rapide et très conviviale.
Le format de l'écran d'un ordinateur impose des contraintes
sur la longueur du questionnaire plus sévères que
pour une enquête traditionnelle. Il est en effet assez fastidieux
de lire un texte HTML qui nécessite plus de 2 défilements
verticaux. Idéalement, une étude par Internet doit
comporter de 25 à 35 questions maximum, et durer de 10 à
15 minutes.
Il faut donc savoir limiter ses ambitions, et se focaliser sur des
objectifs précis. Pour rendre le questionnaire le plus attractif
possible, la présentation devra être soignée,
avec en particulier des titres de chapitre clairs ou bien encore
des choix par listes déroulantes.
Mais le point le plus fondamental est sans doute la navigation entre
les questions. Cette fonction, proposée par certains logiciels
d'enquête comme Net Survey, permet de définir un cheminement
personnalisé pour chaque répondant, en fonction de
ses réponses à certaines questions-clé. Par
exemple, une question filtre sur la nature des prestations
expérimentées par le répondant permettra de
ne lui afficher que les questions correspondant aux prestations
qu'il connaît. Plus les branchements seront pertinents, plus
l'attention de l'internaute sera maintenue à son plus haut
niveau, et plus la durée du questionnaire sera réduite,
et la pertinence des résultats augmentée.
LA PROMOTION
D'UNE ÉTUDE
Si l'on attend que les internautes se connectent sur un site pour
répondre à une étude qui y a été
installée, on peut vite être déçu. Car
à moins d'avoir la notoriété d'un des ténors
du Net, il n'est pas si facile d'attirer des internautes sur un
site.
Il faut donc promouvoir son étude, à la fois sur son
site et sur des sites partenaires. Quelques bandeaux publicitaires
et une incitation sous forme de cadeau ne seront pas de trop pour
s'assurer d'un bon taux de réponse. Une fois la promotion
mise en place, il reste dans la plupart des cas à s'assurer
de la représentativité de l'échantillon de
répondants.
LA REPRÉSENTATIVITÉ
: COMMENT LIMITER LES RISQUES
Lorsque l'on publie une étude en ligne, on peut être
sûr que les répondants sont des internautes, visiteurs
du site, et qui ont du temps à consacrer à un questionnaire.
Si l'objectif de l'enquête est par exemple de faire réagir
ses visiteurs sur l'ergonomie de son site, alors une fois un nombre
suffisant de réponses collectées, ce qui n'est d'ailleurs
pas toujours évident, rien ne fait obstacle à l'exploitation
des résultats sans contrainte particulière d'échantillonnage.
De manière similaire, s'il s'agit d'une étude par
Intranet auprès du personnel, on est également sûr
de s'adresser aux bons interlocuteurs.
Mais comment s'assurer de la représentativité d'un
échantillon lorsqu'il s'agit d'interroger des clients ou
des prospects par Internet, sur des opinions quant à la qualité
de produits et services "traditionnels" ou pour tester
par exemple la perception d'un nouveau produit alimentaire ?
Difficile en effet de vérifier l'identité de celui
qui complète et renvoie un formulaire Web, ni de s'assurer
qu'un même individu ne réponde pas deux fois (ou n
fois) à une enquête. Il arrive également que
le nombre de réponses d'une certaine catégorie de
répondants soit si faible qu'il n'est pas possible de redresser
raisonnablement son échantillon.
Une bonne solution est d'être pro-actif, c'est à dire
identifier la cible au préalable, et lui adresser l'étude
par e-mail, en utilisant un logiciel qui permette de gérer
une liste de destinataires, et de suivre les retours. Une autre
solution consiste à verrouiller l'accès à l'étude
par un code d'accès qui aura été communiqué
au préalable aux personnes souhaitées et qui se connecteront
sur le Web plutôt que de compléter un questionnaire
papier.
Les deux approches peuvent se combiner : par exemple placer dans
un premier temps une étude sur un site, lancer par e-mail
des invitations à s'y rendre, et relancer les non-réponses
en leur adressant un nouveau message, voire directement le questionnaire
par mail.
Bien sûr, Internet ne représentant que 8% de la population,
il y aura toujours un certain nombre d'interlocuteurs qui n'auront
pas l'internet à portée de la main, en particulier
dans les tranches d'âge élevées.
Pour les joindre il sera nécessaire de faire appel à
d'autres vecteurs d'enquête : la disquette envoyée
par courrier, le téléphone, le papier, voire l'interview
en face-à-face. L'idéal est alors d'utiliser un outil
qui permette de créer le questionnaire une fois pour toutes,
et de le diffuser automatiquement dans tous ces formats. Cet outil
doit également récupérer les résultats
de manière intégrée et transparente. Car si
les questionnaires internet reviennent vite, il ne faudrait pas
que la rapidité et la qualité de l'étude soit
remise en cause par un mauvais travail de saisie ou de transfert
de données.
Dans tous les cas, il faut aller chercher dans la base de données
de l'entreprise toutes les informations déjà connues
sur les interlocuteurs-cible et éviter ainsi de leur poser
les questions auxquelles on a déjà la réponse.
Plus le questionnaire sera personnalisé, plus le taux de
réponses augmentera.
Application
à un site Web : la gestion des remontées clients
L'Internet permet
d'interroger ses clients mais aussi d'être à leur écoute
en permanence et à moindre coût. Voici quelques conseils
pour optimiser cette écoute.
Un site Internet d'entreprise doit prévoir la possibilité
pour le visiteur d'entrer en contact avec la société
pour transmettre une demande, une remarque, une opinion, une réclamation...
Beaucoup de sites proposent une option d'envoi de courrier électronique.
Lorsque le visiteur clique sur l'option correspondante ("ex
: Ecrivez-nous"), le logiciel de messagerie installé
sur son micro-ordinateur s'ouvre avec l'adresse prédéfinie
pour la réception du message par la société.
Le visiteur peut entrer librement son message et valider son envoi.
Un autre moyen de faire remonter de l'information consiste à
placer sur le site des formulaires que le visiteur remplit en sélectionnant
des options proposées (ex : Catégorie de demande)
et en remplissant des zones de texte libre (ex : Demande). Lorsque
le formulaire est rempli, l'utilisateur clique sur le bouton "Envoyer"
pour transmettre les éléments indiqués. Ces
éléments parviennent généralement par
courrier électronique au destinataire.
Le traitement des messages reçus est un point crucial qui
est souvent très difficile à gérer pour plusieurs
raisons :
- Les messages
reçus peuvent avoir des contenus très variés
et concerner différents services de la société.
- Le caractère
interactif et instantané de l'Internet laisse espérer
à l'expéditeur du message une réponse très
rapide.
- Le volume
des messages est irrégulier et difficile à prévoir.
- Il est difficile
d'avoir une vue d'ensemble des remontées et des statistiques
détaillées selon l'objet.
Pour raccourcir
les délais de réponse, il est souhaitable de faire
un premier tri des messages selon leur contenu.
Le tri des messages libres envoyés à une adresse centralisatrice
(pour éviter la dispersion des messages qui rend difficile
le suivi ultérieur des réponses) ne peut être
fait qu'après lecture intégrale du message. C'est
pour cela que cette solution basique est à proscrire.
Il vaut donc mieux prévoir la mise en place de différents
formulaires électroniques, comportant des rubriques que coche
l'expéditeur pour qualifier le contenu de son message.
On peut d'ailleurs prévoir plusieurs formulaires différents,
adaptés à chaque zone du site, comportant des questions
et des choix d'option appropriés (ex : dans un formulaire
de réclamation, demander l'objet de la réclamation
; dans un formulaire de remarques sur des produits, demander la
famille de produits...).
Pour donner à l'expéditeur une impression d'efficacité,
il est conseillé de prévoir une première réponse
instantanée à son message lui indiquant que sa demande
concernant le sujet x a bien été réceptionnée
et qu'elle va être traitée dans les plus brefs délais.
Il est techniquement possible de prévoir à ce niveau
l'affectation automatique d'un numéro de dossier permettant
le suivi ultérieur de la demande et de son traitement.
Pour permettre le traitement des messages variés par les
interlocuteurs concernés tout en assurant le suivi des dossiers,
il est possible de prévoir la réexpédition
automatique du message trié à l'arrivée au
bon interlocuteur : cela peut être effectué selon les
rubriques prévues. Ainsi, on peut définir des interlocuteurs
compétents pour chaque problématique et leur adresser
automatiquement la copie des messages les concernant.
Pour suivre le traitement effectué par ces interlocuteurs,
on peut associer à chaque message un petit formulaire dans
lequel le destinataire compétent indique comment il a traité
le dossier. Le gestionnaire central des messages peut ainsi attendre
le retour de ce formulaire dans un délai donné et
relancer le destinataire compétent si aucune réponse
ne lui parvient.
Certaines demandes peuvent donner lieu à une réponse
automatisée. Ainsi, on peut prévoir de proposer l'envoi
d'un devis ou l'inscription à une activité de manière
automatisée. Dans ce cas, on peut imaginer un déclenchement
de ce type d'action par l'exécution automatique d'un programme
informatique dès l'arrivée d'un courrier électronique
(parallèlement à l'envoi d'un accusé de réception
adapté qui va signaler l'exécution de la demande).
En ce qui concerne le suivi statistique, il convient de prévoir,
dès la mise en place du système, le reporting régulier
sur le contenu des remontées. Ainsi, il ne suffit pas de
savoir que l'on a reçu n messages sur une période
donnée, mais d'analyser ces messages selon leur contenu,
pour détecter par exemple des tendances ou des évolutions
dans l'opinion des visiteurs. Cela est possible grâce la structuration
des messages par rubriques (dans les formulaires) et à travers
l'utilisation d'outils de traitement adaptés.
On peut même prévoir que le reporting s'effectue en
temps réel et soit accessible à plusieurs responsables,
à travers l'intranet de l'entreprise ou par un accès
sécurisé à une partie dynamique du site internet.
Actuellement, tous ces aspects sont traités automatiquement
par le couple logiciel ETHNOS et Net Survey.
Application
à l'intranet : une enquête interne dans une grande
entreprise
L'Intranet permet
l'échange et la diffusion en interne des données de
l'entreprise avec les mêmes technologies que celles du Web
(HTML, navigateurs...). Ces technologies ont d'ailleurs été
étendues et enrichies pour permettre de répondre aux
besoins spécifiques d'une utilisation dans un cadre interne
à une organisation (protocoles d'échange et de coordination,
couches d'accès sécurisé aux bases de données...).
Certains grands comptes ont d'ailleurs placé l'architecture
communicante issue du Web au cur de leur système d'information,
en mettant en uvre des applications de travail en groupe et
d'échanges à travers les interfaces banalisées
et universelles que constituent les navigateurs. Les avantages ainsi
recherchés sont les coûts faibles, la facilité
de déploiement et l'interopérabilité (liée
au caractère standard des outils utilisés et à
l'indépendance par rapport aux systèmes d'exploitation).
Dans ce cadre, il est devenu très facile de faire remonter
des informations structurées dans les domaines des ressources
humaines, de la formation, du suivi de projets... On peut désormais
interroger facilement des collaborateurs sur leurs opinions, leur
niveau de satisfaction concernant un projet ou bien leur faire remplir
des fiches de suivi permettant d'établir des statistiques
d'activité, d'incidents, etc...
CONCEPTION
ET DIFFUSION DU QUESTIONNAIRE
Concrètement, la mise en place d'une telle enquête
repose sur les mêmes principes décrits dans les pages
précédentes, même si elle est plus simple puisque
l'on connaît la population à interroger et son équipement.
Le formulaire peut être construit avec un logiciel comme Net
Survey, puis placé sur le serveur Intranet ou envoyé
directement par mail aux correspondants. Il est à noter que
le déploiement de l'enquête ne prend ainsi que quelques
minutes alors que les procédés classiques d'envoi
de questionnaires sur papier nécessiteraient des délais
et des efforts importants.
Notons également que lorsque le formulaire est placé
sur l'intranet, il est possible de lui donner, avant son déploiement,
une forme respectant la charte graphique de l'entreprise. Même
si les outils de conception spécialisés comme Net
Survey permettent des présentations élaborées,
certains utilisateurs peuvent préférer utiliser pour
cela des logiciels de mise en page comme FrontPage. Le formulaire
peut donc être chargé dans ce type d'outils et retravaillé
au niveau de la mise en forme, à condition de ne pas toucher
aux noms des champs définis.
GESTION DES
RETOURS
C'est là que réside l'un des intérêts
majeurs de l'utilisation de l'Intranet. En effet, alors que les
procédés d'enquêtes sur papier nécessitent
une gestion importante des retours et un processus fastidieux de
saisie, les réponses d'une enquête par Intranet arrivent
directement dans la boîte de réception de l'expéditeur
et sont décodées et consolidées pour permettre
un traitement statistique. On peut donc facilement suivre les retours,
relancer les correspondants n'ayant pas répondu (dans le
cadre d'une enquête nominative) et traiter à tout moment
les retours.
Il est conseillé, lorsqu'un utilisateur ou un service émet
des enquêtes fréquentes, de réserver un compte
e-mail à la réception des réponses de chaque
opération, en vue d'éviter leur mélange avec
les messages habituels (il serait difficile de voir un message urgent
dans une liste de plusieurs centaines de réponses à
l'enquête).
ANALYSE DES
RÉPONSES
L'analyse peut se faire en fin de processus ou être prévue
pour s'effectuer en temps réel sur les données arrivées.
Pour cela, on peut définir par exemple des rapports standardisés
qui se calculent puis sont publiés automatiquement sur l'Intranet,
ce qui permet à des utilisateurs autorisés de suivre
en permanence l'évolution des résultats.
Ainsi, avec ETHNOS, il est possible de demander le calcul à
intervalles réguliers du plan de tri et le rafraîchissement
du rapport. Ce document peut également être exporté
à chaque mise à jour, dans un format compatible à
une publication avec les outils habituels (Adobe Acrobat, Gif, Jpeg...).
Présentation
de Net Survey
PRINCIPALES
FONCTIONNALITÉS
Net Survey est un outil exceptionnel qui permet de concevoir un
questionnaire simple ou complexe et de le transformer, d'un simple
clic, en format HTML pour le diffuser sur Internet ou en Intranet.
L'utilisateur de Net Survey est autonome et peut gérer toutes
les opérations de diffusion et de récupération
depuis son poste sans rien avoir à installer sur le serveur
Internet par exemple.
Les réponses des personnes interrogées parviennent
par retour de mails et sont analysées automatiquement puis
versées dans la base des réponses, au format d'ETHNOS.
Elles peuvent également être exportées dans
différents formats (ASCII fixe ou délimité,
Dbase, Paradox...).
L'option "Destinataires" permet de gérer des bases
de correspondants pour leur adresser nominativement des enquêtes
par e-mail ou les prévenir automatiquement de la mise à
disposition de l'enquête sur un serveur Internet ou Intranet.
Lors de la récupération des réponses, le système
associera à chacun des destinataires ses réponses,
permettra de suivre les retours sur les enquêtes et d'effectuer
les relances éventuelles.
Outre l'envoi de formulaires HTML, Net Survey peut générer
automatiquement des programmes CGI pour serveurs IIS pour Windows
NT, de manière transparente pour l'utilisateur. Le CGI installé
sur le serveur assure le pilotage de formulaires multi-pages et
gère les cheminements conditionnels. Les données sont
enregistrées en temps réel sur le serveur au format
ETHNOS, ce qui permet de suivre en direct l'évolution des
réponses !certains utilisateurs peuvent préférer
utiliser pour cela des logiciels de mise en page comme FrontPage.
Le formulaire peut donc être chargé dans ce type d'outils
et retravaillé au niveau de la mise en forme, à condition
de ne pas toucher aux noms des champs définis.
| Questionnaire |
Possibilités |
Limites |
| HTML |
Questionnaires
sur une page HTML - Aucun contrôle de cohérence |
Compatibilité
maximale |
| HTML et
Javascript |
Questionnaire
sur une page - Contrôles de cohérence des valeurs
entrées Versions 4.x et suivantes |
Compatibilité
optimale des navigateurs de Microsoft et Netscape. |
| CGI Questionnaire
multi-pages |
Contrôles
de cohérence des valeurs entrées - Possibilité
de réponses obligatoires - Affichage conditionnel des
questions (les questions inutiles ne sont pas posées)
- Accès sécurisés par mots de passe individualisés
(cas de panels) |
Compatibilité
optimale Serveur Web sous NT Versions 4.x et suivantes des navigateurs
de Microsoft et Netscape. |
Poste minimum
requis
Poste de conception, Poste de traitement : Windows 95/98 (32 Mo),
Windows NT (48 Mo) ou 2000 (64 Mo) - Celeron, Pentium, Pentium II
ou Pentium III
Serveur Intranet/Internet : (Windows NT si CGI) Windows NT (64 Mo)
et 2000 (128 Mo)
Station Web : Tout ordinateur équipé d'un navigateur
Internet
|