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Dans
l’enquête de Cambiar, 78% des sociétés
d’études utilisent en ce moment les
techniques d’enquêtes en ligne et
8% ont l’intention de démarrer dans
les trois prochaines années. Seuls 14%
indiquent qu’elles ne souhaitent pas utiliser
cette technologie.
L’importance
des panels
Si beaucoup d’intervenants s’équipent
en interne des moyens de production nécessaires,
on assiste aussi à une tendance importante
pour l’out-sourcing de certaines parties
du processus comme l’hébergement
et les panels.
Actuellement, les échantillons en ligne
sont constitués généralement
à partir des fichiers clients de l’entreprise,
des panels du prestataire d’études
et des panels acquis à des sociétés
spécialisées comme Survey Sampling,
Greenfield Online, Global Market Insite (GMI),
e-Rewards, Ciao ou TNS-NFO. La constitution de
panels fiables semble d’ailleurs être
l’un des principaux enjeux des années
à venir, d’autant plus que ces panels
doivent généralement être
nationaux, voire internationaux.
En effet, la préoccupation principale des
instituts d’études ne concerne plus
les technologies et les logiciels d’enquêtes
en ligne. Elle tourne plutôt autour de la
qualité du panel et de l’échantillon.
C’est pour cette raison que la gestion du
panel, et sa maintenance ainsi que le taux de
réponse et les critères de sélection
disponibles constituent un élément
essentiel dans le choix d’un panel plutôt
que d’un autre. A ce titre, les sociétés
spécialisées dans la fourniture
de panels et qui ont le vent en poupe en ce moment,
devront de plus en plus prouver que les panels
qu’elles proposent sont de vrais panels,
gérés et maintenus de manière
professionnelle et capables d’offrir des
répondants de qualité et un taux
de réponse élevé.
Il faut noter qu’il est peu probable que
les instituts qui n’ont pas encore constitué
leur propre panel se lancent à présent
dans sa constitution. Dans l’étude
Cambiar, seul un quart de ces instituts pense
attaquer un tel chantier dans les trois prochaines
années. Cette tendance sous-tend une maturation
du marché des panels en ligne.
Les outils utilisés
En ce qui concerne les outils utilisés
pour bâtir et gérer leurs enquêtes
en ligne, les grands instituts internationaux
semblent hésiter encore entre un développement
interne et l’utilisation d’une plate-forme
externe d’une société spécialisée
ou l’acquisition de logiciels d’enquêtes
en ligne. Plusieurs d’entre eux expérimentent
simultanément toutes ces solutions, en
sachant que l’internalisation complète
de la technologie impliquera la mise en place
d’une structure informatique dédiée
et de taille suffisante pour assurer la maintenance
et l’évolution du système.
Dans les instituts moyens ou petits, la question
se pose moins et le choix s’oriente rapidement
vers une solution logicielle standard. En France
et dans beaucoup d’autres pays, l’outil
standard qui s’impose sur le marché
de l’enquête en ligne est le logiciel
NET-Survey de la société Soft Concept
(voir notre essai dans ce dossier).
Ce type de logiciels s’impose aussi chez
les clients finaux, utilisateurs de plus en plus
fréquents d’enquêtes en ligne
et qui cherchent avant tout des outils intégrés
et intuitifs, capables de s’adapter rapidement
à leurs problématiques.
Ceux parmi ces clients finaux qui ont vraiment
un besoin très ponctuel d’enquêtes
sur le web et ne peuvent donc amortir leur logiciel
d’enquête en ligne sur plusieurs opérations
ont également parfois recours à
une autre catégorie de solutions offertes
par les sites de création et de gestion
d’enquêtes en ligne. Cet usage est
toutefois réservé aux enquêtes
très simples pouvant se contenter d’interfaces
standardisées et de fonctions de premier
niveau.
L’importance de la
sous-traitance
Les sociétés
d’études, petites ou grandes, ont
parfois recours à la sous-traitance auprès
d’organismes offrant des “services
bureau” localement ou off-shore. Dans l’étude
Cambiar, parmi les sociétés d’études
qui réalisent des enquêtes en ligne,
seuls 59% sont capables de gérer l’ensemble
du processus d’étude en utilisant
leurs ressources internes alors que 82%
possèdent l’une
ou l’autre des ressources nécessaires.
Cela signifie que le recours à la sous-traitance
est encore très fréquent et semble
en augmentation sur certains marchés comme
les Etats-Unis où seuls 38% des instituts
déclarent gérer l’ensemble
des enquêtes en ligne en interne et où
3 instituts sur 4 indiquent avoir recours à
la sous-traitance.
Cette sous-traitance est d’ailleurs utilisée
parfois comme une étape avant l’internalisation
du processus d’enquêtes en ligne,
aussi bien dans les instituts d’études
que dans les entreprises. On peut citer le cas
de l’un des plus grands sites de vente en
ligne en France, Fnac.com qui a choisi de confier
la mise en place de son système d’enquête
auprès des acheteurs de son site au service
bureau de la société Soft Concept
citée ci-dessus, avant d’internaliser
ce processus avec le logiciel NET-Survey pour
les enquêtes en ligne et Ethnos pour le
dépouillement automatique des données
recueillies.
La montée en puissance
du reporting en ligne
Le développement
des enquêtes en ligne entraîne tout
naturellement vers une mise en ligne des résultats.
En effet, les caractéristiques mêmes
du nouveau système de recueil (vitesse
du recueil, suivi en temps réel de l’évolution
des réponses) amènent les instituts
à repenser le reporting pour le faire bénéficier
des mêmes caractéristiques.
D’après l’étude de Cambiar
évoquée ci-dessus, plus de 50% en
volume du reporting d’enquête passera
sur le Web dans les 3 prochaines années.
Ce chiffre semble très important mais correspond
à une tendance de fond que soutiennent
l’arrivée sur le marché de
solutions de plus en plus sophistiquées
de reporting en ligne. La situation aux Etats-Unis
confirme et dépasse même ces estimations
puisque 63% du reporting est déjà
effectué directement sur le web.
Les thèmes
des études en ligne
Actuellement, les utilisateurs d’enquêtes
en ligne indiquent que les principaux sujets d’étude
concernent les Usages & Attitudes, la notoriété,
l’image et le positionnement de marques
et les tests de concepts.
A l’avenir, un grand nombre de ces utilisateurs
pense étendre l’utilisation des enquêtes
en ligne aux pré-tests de campagnes publicitaires,
études des tendances de consommation et
aux enquêtes qualitatives.
Une confiance accrue
Le tableau brossé ci-dessus sur le développement
à grande vitesse des enquêtes en
ligne ne doit pas masquer les limites de cette
technique. Les arguments qui remettent en question
l’essence même de cette nouvelle technologie
d’enquête sont, certes, en forte régression.
On ne met plus en cause, notamment dans les pays
fortement équipés d’Internet,
la possibilité d’obtenir des échantillons
représentatifs, même si l’on
sait que le taux d’équipement de
la population est loin d’être uniforme
dans les différents segments à interroger.
Un contre-exemple sur une problématique
donnée ne suffit plus à rejeter
dans son ensemble toute la méthode. On
ne s’interroge plus non plus sur les technologies
et les outils à mettre en place puisque
ces derniers ont atteint un niveau de maturité
suffisant et ont prouvé leur efficacité.
Comme le montre l’enquête de Cambiar,
les préoccupations se concentrent aujourd’hui
sur la logistique nécessaire pour obtenir
des panels et des échantillons de qualité.
Ce souci est plus présent auprès
des professionnels des études que chez
les acheteurs d’enquêtes, qui semblent
plus confiants et laissent peut-être à
leurs prestataires le soin d’apporter les
bonnes réponses au problème.
A propos de GMI
La société GMI (Global Market
Insite) commanditaire de l’enquête
Cambiar citée ici, est l’un des
principaux fournisseurs mondiaux pour l’univers
des études en ligne. L’offre
de GMI comprend une plate-forme intégrée
pour la gestion d’études en ligne
nationales ou internationales, des panels
globaux (plusieurs millions de panélistes
issus de 200 pays), et un service bureau 24h/24
et 7j/7, disponible dans le monde entier.
La société a son siège
à Seattle et des implantations dans
20 pays. Elle vient de s’installer en
France il y a quelques mois.
Infos : www.gmi-mr.com |
En être ou pas
Etant donnés les chiffres sur l’évolution
rapide des enquêtes en ligne, il serait
logique pour tout professionnel des études
de se préoccuper rapidement de cette nouvelle
technologie au risque de se faire rapidement dépasser.
Le problème ne se pose pas seulement pour
les études quantitatives mais aussi pour
tous les autres types d’études. Car
si la technologie n’est pas encore capable
de tout remplacer et de se substituer par exemple
valablement aux réunions de groupe, tout
cela n’est qu’une question de temps.
Les instituts qui se familiariseront le plus vite
avec cette nouvelle technologie (et ses contraintes)
seront certainement, dans les années à
venir, parmi ceux qui tireront leur épingle
du jeu.
*Enquête CAMBIAR 2005, menée
sur 50 sociétés d’études
représentant un CA d’1 Milliard d’Euros.
Localisation USA(36%), Europe (24%), Asie-Pacifique(16%),
Canada (10%), Amérique latine (4%), Afrique
& Moyen-Orient (4%).
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