Altamire.com
réalise au cours des mois de décembre 2001 et janvier
2002, en partenariat avec Soft Concept, éditeur de logiciels
d'études, une enquête en ligne sur l'impact d'Internet
sur le marché des études auprès de plus de
300 cabinets et instituts d'études en France.
L'objectif de cette étude est de comprendre les impacts d'Internet
auprès des professionnels du marché sur les deux grands
axes suivants :
Les études réalisées sur la thématique
Internet (audit de site, e-commerce, test bannière
).
Les études produites via le média Internet (enquête
en ligne).
La diffusion des résultats est réalisée auprès
des professionnels ayant répondus à l'enquête
(36 répondants à ce jour), ainsi qu'aux associations
et à la presse du secteur (Syntec Etudes, Adetem, Club Etudes
& Internet).
Principaux
résultats :
Les principaux résultats de l'enquête montrent qu'Internet
est utilisé comme mode de recueil par 69% des cabinets interrogés,
et 86% d'entre eux réalisent des études sur la thématique
Internet. Les types d'enquêtes réalisées dans
ce cadre sont l'audit de site Web (60%), les pré/post-tests
de bannières publicitaires (53%) et les analyses de comportement
d'achat en ligne (50%).
57% des cabinets interrogés déclarent posséder
un panel d'internautes pour réaliser leurs études.
Un média
utilisé certes, mais avec un poids économique encore
faible
Que ce soit comme sujet thématique ou comme outil de recueil,
Internet représente actuellement moins de 30% du chiffre
d'affaires des cabinets d'études. Seulement 3% des cabinets
ont un chiffre d'affaires généré à plus
de 90% par les études Internet. La plupart des cabinets d'études
(60%) utilisent pour moins de 30% de leur production Internet comme
mode de recueil des informations.
Internet, un outil de recueil «associé» aux autres
méthodes
Le média complémentaire d'Internet privilégié
est le téléphone (89%) suivi par le face à
face (67%).
Pour 60% des cabinets les enquêtes en ligne sont un complément
aux autres méthodes denquête et seulement 8%
pensent qu'elles peuvent remplacer totalement les autres modes de
recueil.

Les enquêtes en ligne : une utilisation «contextuelle»
L'intégration de ce nouveau média est réalisée
pour 75% des cabinets selon le type d'enquêtes et son choix
est indifféremment fait à la demande du client ou
suggéré par les consultants.
La publication de ces enquêtes en ligne est réalisée
pour 48% des répondants soit via un module intégré
dans leur logiciel de statistiques soit via un logiciel de questionnaire
en ligne. 11% des cabinets d'études délèguent
cette tache à une société externe.
Les secteurs d'activités phares des enquêtes en
ligne
Sans surprise, les grands consom-mateurs d'études traditionnelles
sont également consommateurs d'enquêtes en ligne :
la grande consommation, les médias, les télécommunications
et la santé.
En revanche, d'autres secteurs moins consommateurs habituellement
d'enquêtes apparaissent tels que l'informatique, la banque
/ finance/assurance et la publicité/communication. On peut
noter également que le secteur de l'automobile est sous-représenté
par rapport à sa consommation d'enquêtes traditionnelles.

Les cibles privilégiées
Le Business to Consumer est le public type des enquêtes en
ligne (63%), puis vient le Business to Business (42%).

Les objections à utiliser Internet comme outil de recueil
Pour 63% des cabinets la réalisation d'études sur
Internet soulève le problème de représentativité
de la cible, pour 38% la nécessité d'une mise en uvre
de techniques de motivation, pour 33% un comportement des internautes
différent sur le online que sur le offline et enfin un problème
de normalisation (29%). Seulement 13% des cabinets pensent que le
manque d'interaction avec l'interviewé est un réel
handicap des enquêtes en ligne.
Les atouts
des enquêtes en ligne
Parmi les atouts reconnus d'Internet comme outil de recueil
d'enquêtes, les cabinets ont cité la rapidité
de traitement et de diffusion (80%), les faibles coûts de
mise en uvre (76%) et le choix donné à l'interviewé
du quand, du lieu et du sujet (60%).

De plus, certaines études sont pour les cabinets plus adaptées
que d'autres au média Internet comme la communication interne
(91%), l'étude des acheteurs en ligne (87%), l'audit de site
Web (86%) et les études CRM (86%).

Internet un avenir certain dans les cabinets d'études
Face à l'émergence d'Internet comme outil de recueil
en 2002, les cabinets d'études choisissent un comportement
proactif ou réactif : investir dans cette technologie (32%),
continuer à se positionner commercialement (32%) et tester
la technologie sur certaines enquêtes (27%). Seulement 5%
des cabinets choisissent une position attentiste (surveiller son
évolution chez les concurrents).
Internet
oui, mais pas tout seul
Les cabinets d'études aimeraient dans le cadre de leur démarche
Internet se rapprocher des associations d'annonceurs et collaborer
avec les professionnels technologiques.

Conclusion de létude :
La réalisation d'études sur Internet est devenue monnaie
courante pour les cabinets d'études que ce soit pour auditer
un site Web, tester des opérations de marketing, analyser
le comportement d'achat en ligne, recruter un panel d'internautes,
tester des bannières, mais ces enquêtes restent minoritaires
pour la plupart des cabinets en terme de poids économique
La production d'enquêtes via Internet est également
«acquise» par les cabinets, même si celle-ci ne
se substitue pas aux autres canaux de recueil traditionnels mais
au contraire se mixe avec eux (téléphone, enquêtes
en face à face). De plus, la mise en uvre de ces enquêtes
est avant tout une affaire de contexte.
L'utilisation de ces enquêtes en ligne est prépondérante
dans les secteurs gros consommateurs d'enquêtes (grande consommation,
média) et dans les secteurs directement acteurs dans les
nouvelles technologies (informatique, télécommunication).
Le Business to Employees devient notamment via les études
de communication interne une cible de plus en plus importante des
enquêtes en ligne (Intranet).
Les apports attractifs d'Internet dans la production d'enquêtes
(rapidité, coût réduit, souplesse, personnalisation,
interactivité, internationalisation aisée) sont plus
adaptés «intuitivement» à certaines applications
comme la communication interne, le comportement des acheteurs en
ligne, l'audit de site Web et les enquêtes CRM (satisfaction
clients, baromètres
).
Pour atteindre une réelle «maturité d'usage»
les enquêtes en ligne devront prouver une représentativité
identique aux autres médias (population cible, comportement
non biaisé), éprouver des méthodologies de
recrutement efficaces, mais aussi mettre en oeuvre une codification
métier (normalisation, déontologie).
Malgré ces différentes objections, les cabinets d'études
ont déjà adopté dans leur démarche cette
technologie ou sont en «partance» vers Internet.
Et à condition d'être accompagnée de rapprochement
avec les annonceurs (la majorité de ceux-ci n'a pas encore
passé le cap des études sur Internet), d'une collaboration
avec les professionnels technologiques et d'une appropriation des
nouvelles normes (NF Service), l'année 2002 sera celle de
la «démocratisation» des enquêtes en ligne
pour les cabinets et leurs clients.
Pris sur
le vif...
L'impact d'Internet sur le métier des cabinets est perçu
comme :
«Essentiel et fondateur d'un nouveau rapport à l'information
mais qui va très vite devenir évident, simple, classique...
»
«Pour l'instant faible, mais va se développer grandement
dans un avenir proche .»
«Une révolution plus importante que tous les changements
qui ont eu lieu dans les 30 dernières années. »
«Une méthode en émergence. »
«Une véritable révolution dans le domaine des
études.»
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