Un équipement
de lecture automatique est composé dun micro-ordinateur,
dun logiciel de pilotage de la lecture et dun périphérique
de lecture qui peut être soit un lecteur optique, soit un
scanner.
La lecture
optique
La lecture optique de marques que lon désigne généralement
par labréviation américaine OMR (Optical Mark
Reading) est une technologie connue et éprouvée, largement
utilisée dans lenseignement (correction de QCM), dans
le domaine hospitalier (demandes danalyses...) et dans lunivers
spécifique du vote dassemblées.
La technologie OMR se caractérise par une grande vitesse
de lecture effective (jusquà 7.000 documents/heure).
Lanalyse du contenu du document lu se passe au niveau du lecteur
optique qui dispose dune intelligence propre et dédiée
(micro-processeur intégré).
Le lecteur se connecte simplement au micro-ordinateur par le port
série, sans paramétrages ou installations particulières.
En début de session de lecture, lutilisateur lance
son logiciel de lecture optique et télécharge, en
quelques secondes, dans la mémoire du lecteur, le programme
de traitement du questionnaire à lire .
A partir de ce moment, le lecteur est capable danalyser le
questionnaire correspondant, de détecter les incohérences
(ex : double marquage) et denvoyer instantanément au
micro-ordinateur les seules informations utiles. Ce processus de
décodage en amont permet de définir le niveau de performance
au niveau du lecteur et non par rapport à lordinateur
utilisé.
Par ailleurs, en raison des systèmes didentification
optique utilisés, la technologie OMR présente un niveau
de fiabilité très élevé du résultat
de la lecture. Le matériel de lecture lui-même est
également extrêmement robuste et sapparente davantage
à un équipement industriel quà un appareil
bureautique.
Un lecteur OMR peut être manuel, semi-automatique ou automatique.
Dans ce dernier cas, il peut disposer dun bac de rejet, destiné
à recevoir les questionnaires écartés automatiquement
car mal remplis ou déteriorés (qui peuvent être
repris ensuite par un opérateur).
La plupart des modèles de lecteurs acceptent une double tête
de lecture, permettant de lire en un seul passage les deux faces
dun questionnaire. Certains modèles peuvent également
disposer en plus dune ou plusieurs tête code-à-barre,
permettant de lire des codes de personnalisation imprimés
ou collés sur le questionnaire (étiquettes).
Enfin, les appareils les plus sophistiqués peuvent intégrer
une tête de lecture OCR, permettant de décoder une
ou plusieurs lignes dun texte dactylographié sur le
questionnaire, dans des polices de caractères définies.
En France, dans le domaine spécifique de la saisie automatique
de questionnaires denquêtes, la technologie OMR permet
déjà le dépouillement rapide des questionnaires
de plusieurs très grands instituts détudes.
Cependant, en raison du coût relativement élevé
des lecteurs (60 à 250 KF), lOMR reste lié dans
lesprit de décideurs à la notion de volumes
importants.
La scannérisation
Tout le monde connaît les périphériques de scannage
de documents qui récupèrent limage dun
document pour la restituer à lécran ou sur papier
: scanners bureautiques, fax, copieurs numériques...
Lorsquon parle de lecture automatique de questionnaires ce
type dappareil sert de référentiel dans lesprit
des non-initiés. En effet, si je peux scanner une image,
pourquoi ne pourrais-je pas scanner un questionnaire ?
En réalité, tout le problème nest pas
de savoir récupérer limage du document mais
de le faire vite, et de savoir analyser son contenu et le récupérer
dans lapplication appropriée.
Contrairement aux lecteurs optiques, les scanners ne disposent pas
dune intelligence embarquée. Il faut donc
scanner limage, la transmettre à lordinateur
de la manière la plus rapide et la plus compacte possible
puis la décoder à ce niveau. Or limage dune
page A4 pèse plusieurs dizaine de milliers doctets
(à comparer aux quelques dizaines doctets que transmet
un lecteur optique !).
Pourtant, la technologie de la scannérisation a de nombreux
atouts dont le premier est sans doute la possibilité de prendre
en compte les réponses à des questions ouvertes.
Ainsi, dans la mesure où le scanner récupère
limage du document, il est possible de stocker et dans certains
cas danalyser automatiquement limage de la zone manuscrite
contenant la réponse.
Si cette zone manuscrite est libre (écriture cursive normale
sans écartement des lettres), il est techniquement impossible
aujourdhui de reconnaître automatiquement lécriture
et de transformer la réponse en texte. Le seul moyen de prendre
en compte linformation est de stocker limage en tant
que telle pour permettre ensuite à un opérateur humain
de visualiser sur son écran les réponses données
et de resaisir leur contenu manuellement.
En revanche, si la réponse est écrite en respectant
certaines conventions, dont la plus courante est de placer une lettre
majuscule ou un chiffre unique dans des cases prévues à
cet effet, certains logiciels du marché arrivent à
reconnaître automatiquement ces caractères avec une
fiabilité satisfaisante et à les stocker dans le fichier
des données. Cette possibilité est le plus souvent
utilisée pour prendre en compte un nom, un code ou une note
mais pas vraiment une zone de réponse à une vraie
question ouverte.
Limportance
du document
Quelque soit la technologie utilisée, la lecture automatique
implique lutilisation de questionnaires mis en forme selon
des normes spécifiques.
La technologie de la lecture optique exige des documents normalisés
avec des petits rectangles noirs sur la droite de chaque page. Ces
marques sont appelées pistes-horloges et indiquent
à la tête de lecture la position des cases à
cocher (appelées alvéoles) sur la page.
Lutilisation de documents prévus à cet effet
est également très fortement conseillée dans
le cadre de la lecture scanner même si certains logiciels
permettent de partir de documents existants pour les codifier à
posteriori (ce qui ne donne pas toujours de bons résultats).
Il nexiste pas pour la scannérisation des normes internationales
comme pour la lecture optique. Les documents doivent plutôt
correspondre à ce quattend le logiciel de lecture.
En général, les règles minimales habituellement
utilisées sont la présence de marques de repérages
(angles ou traits de positionnement) et lutilisation de cases
particulières.
Pour concevoir des questionnaires normalisés, il existe 2
solutions : la première consiste à utiliser un logiciel
spécialement prévu à cet effet, comme OMR Manager,
qui permet à lutilisateur de concevoir son questionnaire
sans se soucier des normes puisque les cases sont placées
automatiquement à des positions optimales. OMR Manager va
dailleurs jusquà générer automatiquement
le programme de pilotage du lecteur optique en incluant tous les
contrôles de cohérence nécessaires (nombre de
cases à cocher par question, contrôles des bornes pour
les zones à cocher numériques et les dates, etc...).
La deuxième solution consiste à utiliser un logiciel
de mise en page de type PAO, qui offre certainement beaucoup plus
de possibilités graphiques et de gestion des couleurs mais
qui nécessite une connaissance parfaite des normes de positionnement
des cases. Le document ainsi conçu doit ensuite faire lobjet
dune programmation dans un langage compréhensible par
le lecteur et/ou le logiciel de lecture utilisés afin de
pouvoir être lu automatiquement. La complexité de ce
processus le réserve à la production de documents
sophistiqués et/ou particuliers (formats spécifiques...)
par des spécialistes du domaine.
Traitement
automatique des enquêtes de satisfaction au BHV
Le BHV sest équipé il y a 3 ans dun système
de création, lecture automatique et analyse statistique de
questionnaires composé des logiciels ETHNOS et OMR Manager
ainsi que dun lecteur optique Axiome 930 recto-verso.
La mise en place du système complet et la formation
à son utilisation nous ont coûté 2 fois moins
cher quune seule enquête annuelle de satisfaction confiée
à lextérieur indique Mlle NGUYEN, responsable
des Etudes et Contrôle Qualité de Service. Depuis
trois ans, nous réalisons ainsi, de manière autonome,
notre baromètre de satisfaction annuel. Lopération
se déroule dans la première quinzaine de septembre
et concerne 17.000 clients, interrogés dans nos 15 magasins
répartis sur toute la France (+ 1 à létranger).
Les enquêtes, dune page recto-verso sont administrées
par des enquêteurs que nous recrutons pour loccasion,
et que nous encadrons en interne. Les questionnaires remplis sont
lus au fur et à mesure. Les résultats définitifs
sont ainsi disponibles à peine 2 ou 3 jours après
ladministration du dernier questionnaire.
La souplesse du système nous permet dailleurs de réaliser
de nombreuses autres études et de répondre toute lannée
aux différentes demandes provenant de nos services, quil
sagisse de petites opérations sur 200 clients (acheteurs
dun produit particulier...) ou denquêtes de grande
envergure (pré et post-tests publicitaires, enquêtes
quanti, questionnaires internes...). Notre dernier projet consiste
en ce moment à systématiser nos enquêtes post-réclamation,
en reliant nos applicatifs de lecture automatique à notre
application de suivi des réclamations.
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